July 6, 2016

PIERRE LAPEYRONNIE

DESIGN

C’est inspiré par ses racines que Pierre Lapeyronnie a construit peu à peu sa propre histoire. Ses deux grands-pères étaient des mecs de la campagne, des hommes qui vous apprennent tôt à se débrouiller tout seul et que (presque) rien n’est impossible. L’un était ingénieur et forgeron et fabriquait des machines pour l’entretien de la vigne tandis que l’autre dessinait des plans de maison le soir en rentrant de son boulot à Sarlat. 

Pierre étudie la photographie à l’Ecole des Beaux Arts de Bordeaux mais c’est lors d’un échange en Finlande qu’il découvre le design d’objet. Une véritable révélation pour celui qui pensait initialement devenir reporter.  

More : www.pierrelapeyronnie.com

 

 

 

 

 

 

 

Une couleur qui te fascine : Le noir trichrome très profond.

 

Une matière : L’aluminium, un matériau peu coûteux, facile à travailler, polymorphe et qui se recycle bien.

 

Une odeur : Le sous-bois à l’automne.

 

Un plat anti-cafard : Les pâtes à la truffe.

 

Ton premier geste le matin : J’ouvre la fenêtre.

 

Un son qui te hante : Le merle qui squatte à ma fenêtre.

 

Un livre lu et relu : « La chambre claire » de Roland Barthes.

 

Une adresse où te croiser : Le Jardin Naturel (120, rue de la Réunion, 75020 Paris).

 

Une époque : La nôtre.

 

Un outil : Une hache.

 

Un artiste admiré : William Eggleston.

 

Qu’aurais tu fais si tu n’étais pas devenu designer ? Photo-reporter (mon rêve de gamin) ou cuisinier pour avoir un mini resto avec 3 tables (mon plan de retraite anticipé).

 

Un objet dont tu ne te sépares pas : Mon Leica M6.

 

Un lieu pour travailler : Mon atelier à Belleville, un espace que je partage avec toute une bande de créatifs.

 

Des manies de travail : J’essaye d’en avoir le moins possible.

 

Que trouve t’on sur ton bureau ? Du bordel. En vrac : des tirages de lecture, des gants de coton pour manipuler les négatifs, plein de stylos, un casque de vélo, une tablette dont j’ai perdu le stylet, des facturettes, encore du bordel, des journaux, et puis forcément… un écran et un clavier.

 

Un truc contre le stress : Un truc non obscène, je ne vois pas.

 

Un moment de la journée : Le matin.

 

La question qu’il ne faut pas te poser : Qu’est ce que tu deviens ?

 

Une image, un souvenir : La première fois que j’ai vu ma fille.

 

Une citation : « Quem tem alma nao tem calma. » de Fernando Passoa (le livre de l’intranquillité).

 

Une rencontre : Eric Hazan, un éditeur littéraire, un ancien chirurgien qui a voulu changer de vie, un ancien voisin inspirant, un curieux de 85 ans. Un type bien.

 

Un regret : C’est un peu tôt 35 ans pour avoir des regrets, non ? On a encore plein de temps pour faire plein de trucs.

 

Un voyage : Istanbul, le centre du monde.

 

Une information inutile sur toi : J’ai les deux jambes de la même longueur. Surtout la gauche.

 

L’objet que tu aurais aimé dessiner : La guitare Stratocaster de Léo Fender (1957).

 

Si tu ne devais garder qu’un seul de tes projets : Toujours le dernier projet. Celui sur lequel je suis en train de travailler.

 

Un projet secret : Un plan d’évasion.

 

Une personne à nous recommander pour subir la même interview : Francois Mangeol (ex designer et plasticien).