March 10, 2016

NICOLAS ALARY

DESIGN

Rencontrer Nicolas Alary, c’est discuter à bâtons rompus autour d’une tasse de café qui sent bon, discuter de la lumière du matin mais aussi de photo ou de stylisme culinaire contemporain… C’est aussi découvrir au détour d’une phrase que pour HolyBelly tout a commencé par une histoire d’amour et un voyage autour du monde. Manifestes a été très heureuse d’écouter l’histoire de HolyBelly de la bouche de son fondateur. 

Nicolas et Sarah ont voyagé pendant 7 ans dans certaines des villes les plus inspirantes du monde: Vancouver, New-York, Melbourne… Et c’est à Melbourne que Nicolas, alors photographe pour le très chouette Kinfolk Magazine a composé un édito sur le café. S’en est suivi un job de barista à plein temps pendant un an et demi. Le déclic. Paris les a vu rentrer en 2014 avec en poche un des plus jolis projets food parisiens de ces dernières années : HolyBelly.

Un peu plus d’infos : http://holybel.ly/

 

 

 

 

 

Une couleur qui vous fascine : Tous les verts de la nature.

 

Une matière : Le bois.

 

Une odeur : La truffe, toujours un mystère, toujours fascinante.

 

Un plat anti-cafard : Une bolognaise parfaite.

 

Ton premier geste le matin : Faire couler un café pour Sarah, ma copine et moi. 

 

Un son qui te hante : Les premiers album de Jay-Z (ce qui est par ailleurs une très bonne bande son pour un coffee shop).

 

Un livre lu et relu : « Setting the table », la bible du métier écrite par Danny Meyer, le fondateur de Shake Shack. 

 

Une adresse où te croiser : HolyBelly, 19 Rue Lucien Sampaix, 75010 Paris

 

Une époque : J’adore notre époque, il se passe plein de trucs, elle est très geek, elle me va très bien. 

 

Un outil : Mon Canon 5D, je shoote moins qu’avant mais je l’ai tout le temps avec moi. 

 

Un artiste inspirant : Annie Leibovitz, elle reste très talentueuse au fil de toutes ces périodes et son travail fait encore du sens aujourd’hui. Elle a été mon déclic photo.

 

Qu’aurais tu fait si tu n’étais pas devenu barista ? J’aurais probablement continué la photo ou peut être que j’aurais fait de la radio, j’aime bien tchatcher ! 

 

Un objet dont tu ne te sépares pas : Mon Brompton, un vélo pliant, le meilleur achat de ces deux dernières années. 

 

Un lieu pour se ressourcer : Mon appart vers Stalingrad, je peux y bosser (Ndlr : Nicolas a imaginé et composé toute l’identité graphique et iconographique de HolyBelly) et me reposer à l’abri. 

 

Un rituel, une manie de travail : Prendre mon temps pour mettre la salle en place, mettre du bon son, aligner les tables …

 

Que trouve t’on derrière ton bar ? L’essentiel… et une boule anti-stress ! 

 

Un truc contre le stress : …une boule anti-stress ! 

 

Un moment de la journée : Le matin. Définitivement, je suis un mec du matin. J’aime le moment avant l’ouverture, entre 7h à 9h où on cuisine et on prépare la salle. 

 

La question qu’il ne faut pas te poser : « T’es coiffé là ???? » 

 

Une image, un souvenir : La Colombie Britannique, la région autour de Vancouver, ces îles que tu visites en ferry, l’impression de partir loin juste pour un week-end, les bateaux qui glissent sur l’eau. 

 

Une citation : « Just do it ». Je suis très entrepreneur et fonceur dans l’âme. Pas de chichi, on y va ! 

 

Une rencontre : J’en fais tous les jours, plein de gens chouettes viennent chez HolyBelly. Si je devais en citer une en particulier, je dirais Pierre Niney, il est adorable, très discret et hyper drôle.

 

Un regret : Ne plus faire de photos… J’ai du faire des choix pour HolyBelly.

 

Un voyage que tu rêves de faire : L’Antarctique.  

 

Le film dont tu aurais aimé tourner : L’œuvre intégrale de Tarantino, j’aime tout : les gens, les films, le côté self-made. C’est très rock, très référencé… 

 

Un projet secret : Je suis en train de travailler sur un podcast qui va s’appeler« After hours », des potes qui sont tous restaurateurs et qui vont parler du métier à bâtons rompus, de façon totalement spontanée. 

 

Des personnes à nous recommander pour subir la même interview ? Nicolas Clerc du Telescope Café ou le talentueux Sveto qui nous a aidé à créer le mobilier de HolyBelly.

 

 

 

Photos : Laure Boudias

 

Texte : Julie Delle Vedove

 

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