February 21, 2018

LUCIE HUGARY

Photographe

C’est chez elle, dans le 16ème arrondissement que Lucie Hugary nous avait donnée rendez-vous. Photographe talentueuse, elle anime son agenda entre les plages dorées de Miami et Paris dont elle aime tant renouvellement créatif auquel on assiste depuis peu.

 

Nous découvrons un appartement minimaliste mais très chaleureux qui révèle tout de suite le goût particulier de sa propriétaire pour les matières brutes (mais sophistiquée) et le bleu sous toutes ses formes.

 

Particulièrement à notre aise dans ces espaces qui ne demandent qu’à être photographiés, nous échangeons à bâtons rompus avec Lucie sur ses manies de travail, ses rituels et essaierons de comprendre comment on peut si bien capter l’émotion d’un visage en une fraction de seconde, le temps d’activer le déclencheur de son appareil. 

 

http://www.luciehugary.com

 

Une couleur qui te fascine. Le jaune.

 

Une matière. J’ai une obsession pour le lin.

 

Une odeur. Le savon, le linge propre. 

 

Un plat anti-cafard. N’importe quel plat avec des pommes de terres et la danette au chocolat. 

 

Ton premier geste le matin. Ecouter le podcast du show de Rachel Maddow de la veille.

 

Un son qui te hante. Le Amen Break. 

 

Une adresse où te croiser. Kodawari à Saint Germain. 

 

Une époque. Au début du Jazz dans les années 20, ou au début des années 90 à Londres au moment de la naissance du Hardcore et de la Jungle.

 

Un artiste admiré. Ryan McGinley.

 

Qu’aurais tu fait si tu n’étais pas devenu photographe ?  J’aurai aimé travailler avec les animaux.

 

Un objet dont tu ne te sépares pas. Mon casque audio HD25.

 

Un lieu pour travailler, créer. Chez moi. 

 

Un rituel, une manie de travail. Je suis un peu superstitieuse et je n’aime trop pas parler des boulots/projets avant qu’ils ne soient confirmés ou finis. 

 

Un truc contre le stress. Les chats!

 

Un moment de la journée. Snoozer le réveil pour dormir encore 10 minutes. 

 

La question qu’il ne faut pas te poser. “Tu veux des enfants?” 

 

Une image, un souvenir. La première fois ou je suis allée à New York, il faisait hyper hyper froid mais il y avait un ciel sans un seul nuage, parfaitement bleu et un soleil incroyable, je me rappelle de ce contraste frappant, et dans le taxi en venant de l’aéroport j’écoutais un mix d’Alix Perez et j’entendais pour la première fois un morceau que j’adore de dBridge, Wonder Where, et j’avais les frissons de tout ça a la fois. 

 

Une citation. Ce n’est pas une vrai citation mais j’essaie de garder en tête l’idée de tenter sa chance, de manière générale, car on n’a rien à perdre.  

 

Une rencontre. Mon mari. 

 

Un regret. J’étais DJ quand j’étais un peu plus jeune, je me dis parfois que j’aurais peut être du persévérer.  

 

Un voyage. Le Japon.

 

Une information inutile sur vous. J’ai un oeil plus haut que l’autre.

 

La musique que vous auriez aimé composer. L’œuvre que vous auriez aimé créer. Je ne fais pas de musique mais si j’en faisais j’aurais aime avoir écrit Valley Of The Shadows par Origin Unknown ou Shadow Boxing par Nasty Habits. J’adore le livre de Luke Stephenson qui s’appelle An Incomplete Dictionary Of Show Birds, j’aurais adore faire ça. 

 

Si tu ne devais garder qu’une seule de tes œuvres. Un paysage de l’océan et du ciel à Miami que j’ai fait un matin avant le lever du soleil il y a quelques années. 

 

Une personne à nous recommander pour subir la même interview? Une jeune peintre que j’aime beaucoup qui s’appelle Ines Longevial.