March 22, 2019

Clémentine Levy

Design floral

C’est par un matin de mars que Clémentine nous accueille au Studio Peonies, à deux pas de son café-fleurs. Dans son écrin-atelier vieux rose, le mimosa embaume et des chats potelés ronronnent de bon coeur sur le plan de travail.

 

Nous partageons un moment à l’image de Clémentine : plein de spontanéité et de douceur.

En préparant ses bouquets, elle nous parle de ses inspirations, de son enfance, de son parcours de fleuriste autodidacte et de son credo : se laisser aller à l’optimisme et la spontanéité pour saisir les jolies opportunités.

 

 

 

 

Une couleur qui vous fascine ?

Le vieux rose, c’est une couleur que l’on retrouve dans beaucoup de mes compositions, et l’une des couleurs de Peonies. J’aime sa douceur et sa texture.

 

 

Une matière ?
Les rubans de coton

 

Une odeur ?
Celle de la rose, mais une rose de jardin, plus puissante et qui a davantage de caractère. Ça me rappelle des souvenirs d’enfance, dans les jardins de mes grand-mères.

 

 

 

 

 
Un plat anti-cafard ? 
Le grilled cheese que l’on sert au café Peonies : beaucoup de cheddar fondu et des pickles d’oignon au sirop d’érable. C’est de la vraie comfort food, parfaite pour les lendemains difficiles ou les journées froides.

 

 

Votre premier geste le matin ?
Faire un câlin à mon chat, on se réveille tout doucement ensemble et on se donne de l’énergie pour la journée.

 

 

Un son qui vous hante ?
«This is it » de The Strokes, l’abum de mon l’adolescence. Encore aujourd’hui les chansons se mettent parfois en play dans ma tête toutes seules. 

 

 

 

Un livre lu et relu ?

Souvent le même thème, l’Histoire de France des 17 et 18 ème siècles. Ca me passionne !

 

Une adresse où vous croiser ?
Chez Peonies bien sûr, au studio ou à la boutique. Mais aussi à Rungis mais il faut se lever très tôt !  

 

 

Une époque ?
Les 17 et 18ème siècles.

 

 

 

 

Un instrument / Un outil ?
Un sécateur.  

 

Un artiste admiré ?
Mon amie Ines Longevial, elle peint avec beaucoup de douceur et d’intimité.

 

Qu’auriez vous fait si vous n’étiez pas devenue fleuriste ?
J’ai eu différents métiers avant de monter Peonies. Et avant d’ouvrir mon café fleuriste je ne savais pas vraiment que j’allais porter ce projet aujourd’hui. J’aime me laisser porter en fonction des envies et opportunités. 

 

 

 

 

Un objet dont vous ne vous séparez pas ?
Mes bagues Myrtilles Beck, offertes par mon compagnon et par ma famille.

 

Un lieu pour composer / travailler / créer- / … ?
Le studio Peonies.

 

Un rituel, une manie de travail ?
Je suis très perfectionniste. Tout doit être parfait !

 

 

 

credit photo : Julie Lansom

 

 

Une ambiance ?

Je n’ai pas la même atmosphère chez Peonies et chez moi. Je n’ai pas de fleur chez moi, ça me permet de pas me lasser. Et puis mon compagnon supporterait mal le full vieux rose je pense. On retrouve bien sûr des éléments similaires : des couleurs neutres et douces, des matières brutes et nobles…

 

Un truc contre le stress ?

Je suis de nature stressée, je parle beaucoup et j’extériorise. J’ai besoin de l’avis des mes proches pour relativiser et trouver des solutions.

Un moment de la journée ?

Le soir. Je suis plutôt casanière et je tiens beaucoup à mes soirées calmes : mon canapé et un bon film.

 

 

 

credit photo : Ludo Martin

 

Une image, un souvenir ?
Une anecdote : j’ai déposé ma société sous le nom « Café des fleurs », ce qui me paraissait être une évidence en créant un café qui vend des fleurs. Mais en parlant avec mes grands-parents, j’ai appris que le café que tenaient mes arrières grands-parents s’appelait lui aussi Café des Fleurs.

 

Une rencontre ?

Mon compagnon qui m’a beaucoup aidé à me lancer dans cette aventure, lui m’a soutenu et me soutient toujours. Sans lui j’aurais peut-être capitulé. Il m’a aussi permis de rencontrer mon associé.

Un voyage ?

Le Japon, j’y suis allée pendant la floraison des cerisiers, je me suis retrouvée sous un arbre, une énorme bourrasque de vent a fait voler les fleurs, ça m’a émue aux larmes.  

 

 

 

credit photo : Ludo Martin

 

Une information inutile sur vous ?

Le jazz m’horripile, je suis sui un peu control freak et le jazz est peut-être trop free style pour moi.

 

 

Un projet secret ?
Oui mais on ne dit pas les secrets

Une personne à nous recommander pour subir la même interview ?
Mes amis Pauline Darley, photographe, Ines Longevial, peintre, et Romain Chirat, directeur artistique.