November 10, 2016

CHARLES DE SAINT VINCENT

GASTRONOMIE

Charles de Saint Vincent est ce qu’on appelle un passionné généreux. Quand nous nous sommes rencontrés il y a quelques années maintenant, il était alors question d’Absinthe. Charles racontait alors tout ce qui était possible de raconter sur le sujet. Nous le retrouvons maintenant épris de Caviar, distillant aujourd’hui petites histoires et Dégustation à la Royale au sein du restaurant de la Maison familiale à qui il a redonné vie il y 4 ans : Boutary.

 

Le Goût par passion est comme une Madeleine de Proust. On laisse Charles nous raconter encore des anecdotes. Lui, enfant qui passait des heures le nez dans des livres de cuisine ou qui observait avec attention son grand-père confiseur tourner le Dulce de Leche….

Une discussion animée et pleine d’images.

 

Crédits Photo : Boutary/Thibault Charpentier

 

 

Crédits Photo : Boutary

 

Une couleur qui te fascine : Le rouge garance de Boutary. A l’origine c’est la couleur d’un tissu qui était produit de l’Armée Française. Ce rouge change de couleur en fonction de la lumière qui l’éclaire.

 

Une matière : Le galuchat.

 

Une odeur : L’odeur d’un vieux livre qu’on retrouve dans la bibliothèque.

 

Un plat anti-cafard : Une pomme de terre au Caviar.

 

Ton premier geste le matin : Refermer les yeux.

 

Un son qui te hante : Les premières notes de « The Lady is a tramp » de Frank Sinatra. C’est la première chanson de la playlist du restaurant. Je n’en peux plus.

 

Un livre lu et relu : « La rubrique-à-brac » de Gotlib.

 

Une adresse où te croiser : Chez Boutary, 25 Rue Mazarine, 75006 Paris

 

Une époque : Le 19ème, la Belle Epoque plus précisément. Je trouve qu’on s’habillait alors bien mieux et de façon plus drôle. Tout était encore possible.

 

Un outil : La bague à caviar designed by Lee Broom.

 

Un artiste admiré : Ann Grim.

 

Qu’aurais tu fait si tu n’avais pas monté la Maison Boutary ? Je pense que je serais reparti en voyage autour du monde.

 

Un objet dont tu ne te sépares pas : Ma montre.

 

Un lieu pour travailler : Mon lit.

 

Une manie de travail : Commencer un truc et ne jamais le finir car j’en ai commencé 4 en même temps.

 

Que trouve t’on sur ton bureau ? Je n’ai plus de bureau puisque je suis toujours entre différents endroits. Mon bureau s’est transformé en énorme sacoche qui contient un ordi, des cuillères en nacre, des chargeurs en pagaille, deux calepins, plein de tickets de caisse et une compta à moitié finie.

 

Un truc contre le stress : Un bon Dirty Martini.

 

Un moment de la journée : La nuit entre 2 et 3 heures du matin, après le boulot. Je peux enfin ne rien faire.

 

La question qu’il ne faut pas te poser : Comment fait-on le caviar ? (sinon tu en as pour 8 heures).

 

Un souvenir : Ca sera plutôt pêle-mêle de souvenirs comme une nuit passée chez une famille quechua, courir derrière des kangourous en Australie, faire une course de cheval avec ma femme dans les déserts de Madagascar.

 

Une rencontre : En Bulgarie avec mon associé pisciculteur.

 

Un regret : J’ai des remords peut-être mais pas tellement de regrets.

 

Un voyage : 14 000 km à vélo à travers l’Amérique. Depuis Québec jusqu’à Buenos Aires pendant un an.

 

Une information inutile sur toi : Je collectionne les almanachs Hachette (le premier que j’ai est de 1896 et je me suis arrêté en 1952).

 

La musique que tu aurais aimé composer : La Toccata et fugue en Ré mineur de Jean-Sebastien Bach tant qu’à faire.

 

Un projet secret : Le prochain voyage pour ma femme et ma famille.

 

Une personne à nous recommander pour subir la même interview ? Ann Grim qui a imaginé le Restaurant Boutary ou Arnaud Gautron, un ami d’école qui est artiste et vit en Bretagne en auto-suffisance.

 

Crédits Photo : Boutary/Thibault Charpentier